Paul Cézanne, ou le drame de la peinture

Léo LarguierEn 1936 parait le N°1 de la collection La Galerie des Illustres, aux éditions Denoël et Steele. Son titre : Paul Cézanne ou le drame de la peinture, son auteur : Léo Larguier. Il se compose de 42 pages et 17 illustrations, il est dédié à Georges Charensol, il coûte 3 francs.

Léo Larguier dès les premières lignes parle du père de Paul Cézanne, de sa boutique de chapelier à Aix en Provence, des casquettes à pattes et des gros souliers de cuir brut et blanc de paysans provençaux qu’il avait l’habitude de porter. Puis il évoque le Collège Bourbon où Paul Cézanne se lia d’amitié avec Emile Zola. Ils apprenaient ensemble la musique avec le Père Poncet. Paul Cézanne était deuxième piston, et Zola Clarinette… Reçu bachelier avec la mention assez bien, Cézanne dû se faire inscrire à la Faculté de Droit.

Léo Larguier évoque ensuite ses rencontres avec le peintre, ses différents ateliers, sa manière de se rendre sur le motif…  En voiture !…  une calèche fermée et capitonnée, le cocher et ses deux chevaux venaient le prendre juste devant sa porte. Cézanne s’engouffrait alors tout chargé de ses toiles et de ses boites dans cet espace au velours passé…  Une fois installé sur le motif, il ne tolérait personne à ses côtés. Quand il reprenait ce qu’il avait fait la veille ou qu’il nettoyait sa palette, des copeaux de jaune de Naples, d’ocre rouge tombaient dans l’herbe… devant tout ce gâchis, comme pour s’excuser, avec son accent il disait à Léo Larguier : « Je peing comme si j’étais Rotschilde !… »

Léo Larguier affirme qu’il était timide à l’extrême, mais pas du tout le misanthrope que l’on prétendait. Il se couchait à huit heures, après avoir soupé, se levant plusieurs fois dans la nuit pour voir le temps… et savoir si dès l’aube il pourrait aller peindre : la peinture était son unique souci.

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