Alexandre Dumas Père : le travail et l’argent

Alexandre Dumas PèrePetit livre à la couverture jaune, paru en 1856 à Paris chez l’éditeur Gustave Havard, dans la collection Les Contemporains. L’auteur Eugène de Mirecourt, démontre les plagias, les copies et les emprunts d’Alexandre Dumas, preuves à l’appui. Les textes des « copiés » et du « Copieur » sont imprimés sur deux colones se faisant face permettant de mieux apprécier la justesse du propos de l’auteur implacable.

C’est grâce à sa belle écriture que Dumas entre au secrétariat du duc d’Orléans, il touche alors douze cents francs d’honoraires. Lorsque le travail le permet, il lit Walter Scott, Shakespeare, Goethe, Schiller… Puis il écrit un Vaudeville La Chasse et l’Amour, qui est accepté par l’Ambigu, il touche alors quatre francs par soirée. Ensuite la Porte Saint Martin joue La Noce et l’Enterrement, six francs par soirée lui sont octroyés. Son Henri III, lui rapporte cinquante mille francs. Après son mariage, il gagne par an deux cent mille francs, et Eugène de Mirecourt précise que cette somme ne suffisait ni à son luxe ni à ses besoins. Puis il entreprend la construction à Saint Germain de sa villa Monte-Christo, sur la façade les armes du marquis de la Pailleterie, l’écusson porte cette devise : « J’aime qui m’aime »… Pour son inauguration il organise un festin de six cents couverts, suivi d’une pièce qu’il a composé tout exprès : « Shakespeare et Dumas »… Pour régler toutes ces dépenses il publie quatre ouvrages différents dans quatre journaux simultanément. De 1845 à 1846 il imprime plus de soixante volumes ! L’auteur cite le calcul suivant : le plus habile copiste écrivant douze heures par jour, obtient 3 900 lettres à l’heure, donc 46 800 lettres à la journée ou soixante pages ordinaires de roman. Il peut copier cinq volumes in-octavo par mois, et soixante par an, mais sans s’arrêter une seconde…

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